La Nuit Zébrée nantaise, un grand mix à Stereolux

Pour Ruddy Aboab, programmateur des Nuits Zébrées, Nantes est l’une des villes bastions pour Radio Nova. En effet, la folle tournée de Nova vient depuis de nombreuses années dans la Cité des Ducs. De l’Olympic à Stereolux, les nantais ont toujours bien accueilli les équipes de la radio. Chaleureuses, ces soirées sont éclectiques et permettent aux différents publics de se mélanger, tout cela gratuitement.
Côté programmation, place à la soul music d’Otis Stacks et de Theo Lawrence & The Hearts, au rock Touareg de Imarhan, à l’electro-rock des marseillais Nasser et à la techno de Molecule. Intrigués par Theo Lawrence & The Hearts, nous avons souhaité les interviewer et vous les présenter !

 

Pour commencer, comment vous êtes-vous rencontrés ?

Theo Lawrence : Nous avons mis du temps à tous nous rencontrer. A la base, c’était Olivier, le bassiste, et moi qui nous connaissions depuis longtemps. On jouait ensemble depuis plusieurs années. On a commencé à chercher des musiciens pour nous accompagner il y a 4 ans environs. Tout s’est fait progressivement, plusieurs musiciens sont passés par le groupe. Ces tentatives se sont faites dans le milieu musical parisien, grâce à notre réseau. La formation actuelle, tous les 5, s’est montée il y a un an et demi.

Malgré tout ces changements, avez-vous su rapidement dans quelle direction vous souhaiteriez aller ?

Non, clairement. L’orientation musicale changeait en fonction des musiciens qui venaient puis partaient. A une époque, on était 3 dans le groupe en formation basse-guitare-batterie et c’était complètement différent. On s’adaptait chacun l’un à l’autre et ça créé quelque chose d’unique, plutôt blues voire austère. L’arrivée d’un orgue a dirigé le groupe vers un autre style, plutôt soul. Ça nous a fait écouter d’autres choses, on l’a remarqué au fil des années. C’est pour ça que l’on est un groupe, nous dépendons tous les uns des autres. C’est évolutif en fonction des musiciens présents. Chacun apporte sa personnalité.

Sticky Icky, votre EP sorti en 2016, vous a t-il convaincu que cette formation était la bonne ?

Carrément, après on n’avait aucun doute sur la composition du groupe quand on a commencé à bosser sur cet EP. Depuis tout se passe bien mais malheureusement Louis-Marin, le guitariste, vient de quitter le groupe pour de nouvelles aventures musicales. Nous restons en très bon terme, il jouera de temps en temps avec nous pour les concerts planifiés prochainement. T.Bo Ripault de The Possums va nous dépanner sur le mois de mars. Et dans les mois prochains, nous allons donc chercher un nouveau guitariste ! (rires)

Peut-on qualifier votre musique de soul moderne ?

Le terme soul me plaît beaucoup, littéralement c’est la musique de l’âme, qui vient du cœur. A mon sens, c’est une musique expressive et honnête. Après, dans l’imaginaire collectif les artistes qui nous viennent à l’esprit lorsque l’on parle de soul ne sont souvent pas ceux qui font de la soul « authentique », au sens strict. On n’essaie pas d’imiter ce qui se faisait avant, cela appauvrirait nos compositions. On s’en inspire seulement. Dans notre musique, tu entendras du rock, du blues, de la musique country. Ce sont plein de genres qui cohabitent parfaitement ensemble. C’est une grande famille musicale, il n’a pas réellement de frontières entre ces genres musicaux.

Quels sont les artistes qui vous inspirent ?

On est assez fan des vieux disques mais on retrouve aussi notre compte dans des artistes actuels. Anderson .Paak par exemple, il fait de la batterie, du hip hop, bref il a plein d’influences dans sa musique. J’adore Alabama Shakes également, le producteur américain touche-à-tout Richard Swift et bien d’autres.

Homemade Lemonade, votre premier album, dans les bacs le 9 mars, parlez-nous en.

C’est un peu une photographie de l’instant où on l’a fait. Il s’est fait rapidement finalement, on l’avait préparé en amont mais l’enregistrement s’est fait spontanément. On souhaitait avoir cette sensation de liberté. Nous en sommes plutôt fiers. Même si nous y avons pensé de longs mois avant, les morceaux présents dessus sont assez « neufs », ils ont été créés quelques semaines avant l’enregistrement. Seul « Heaven to me » est plus ancien mais on avait à cœur de le mettre dans notre album. Ça avait du sens pour nous ! Notre album devait commencer par ce morceau.
On essaie de ne pas regarder comment cela va se passer, si l’on aurait pu mieux faire etc. On s’attelle déjà au prochain album, ça nous occupe l’esprit.

Theo Lawrence Homemade Lemonade

Le live s’annonce plutôt électrique ou soft ?

Notre live a beaucoup évolué en quelques mois, les concerts sont d’autant plus énergiques. L’année dernière, on était vraiment influencés par des musiciens « studios », de l’ombre. On était pas très portés sur le live. Plus ça avance, plus on se rencontre que l’on s’éclate sur scène. Notre live est plus rock’n’roll que l’album. Plus brut. Il y a peu d’acoustique pour l’instant mais cela risque d’évoluer, on aimerait en intégrer davantage car c’est de là d’où viennent nos premières idées.

Un mot pour les nantais qui vous verront à la Nuit Zébrée de Nova à Stereolux ?

On est content de venir jouer à Nantes, ce sera notre premier concert, on n’a fait qu’une date dans le coin, à Saint-Herblain. On a plein d’amis à Nantes, on a toujours remarqué cette effervescence, il y a beaucoup de groupes de musique. Cela fait plaisir que le groupe soit accueillie par cette ville.

 

Gagne tes invits ici !

Les Nuits Zébrées / Radio Nova
Vendredi 16 mars à partir de 19h à Stereolux
lesnuitszebrees.com

Propos recueillis par Alban Chainon-Crossouard